Pour ceux qui se sont battus à nos côtés et qu'on ne doit pas oublier.

Nous, amis, gilets jaunes, collègues de travail, camarades, membres de toutes les assemblées des Gilets Jaunes des PO, souhaitons faire part du profond sentiment d’injustice que nous éprouvons quant aux diverses interpellations, aux mises en détentions provisoires, aux jugements d'une extrême sévérité dont sont victimes les gilets jaunes de notre département.

Contrairement à ce que laissent entrevoir les différentes déclarations à leur sujet, il ne s’agit en rien de «casseurs professionnels» mais de jeunes pris dans un mouvement de grande ampleur aux aspirations sociales salutaires pour notre pays.

Si leur jeunesse a, sans nul doute, participé à l’emballement dont ils ont fait preuve au cours des manifestations, ils ont répondu avec leur spontanéité à la répression disproportionnée qu'ils ont subie.

La gravité des faits qui leur sont reprochés, sont sans commune mesure avec les sanctions qui leur sont appliquées. Leur engagement pour une justice sociale et climatique est leur combat, mais ils ne sont en rien des criminels. C’est pourtant le traitement qui leur a été réservé.

Comment ne pas faire de parallèle entre leur situation et les appels du gouvernement à réprimer par tous les moyens les mouvements sociaux et particulièrement celui des Gilets Jaunes ?

Nous ne pouvons nous satisfaire d’une justice à deux vitesses avec d’un côté une impunité quasi totale pour les évadés fiscaux, et de l’autre des peines de prison ferme pour les manifestants.

Aucune loi, aussi liberticide qu’elle soit, n’empêchera l’expression d’un mécontentement grandissant au sein de la population.

La vraie violence est celle que nous rencontrons dans notre quotidien. Celle que nous retrouvons dans nos conditions de travail qui se dégradent, dans nos salaires qui ne suffisent plus à boucler les fins de mois, dans nos services publics qui ferment, dans les suicides sur les lieux de travail, dans la pauvreté qui progresse.

À ces enjeux de société, nous ne trouvons nulle réponse dans les annonces du gouvernement et ce vide ne peut qu’augmenter la frustration d’une population qui a soif d’avenir plus juste et de réponses concrètes.

 

L'oppression est-elle un droit ? La répression est-elle l'unique réponse à apporter à notre souffrance ?

Nous appelons de fait à l'abandon des poursuites contre nos amis gilets jaunes et à la libération immédiate des Gilets Jaunes incarcérés.


L'ensemble des Gilets Jaunes des PO unis pour l'égalité et la liberté

 

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